Image

« L’allocation universelle », le « dividende sociale » ou le « revenu de base » est un revenu versé par une communauté politique à tous ses membres, sur base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie, cumulable avec tout autre type de revenu.


Tout d’abord, l’allocation universelle est un revenu versé périodiquement, remplaçant ainsi pour une grande partie les allocations existantes (familiales, de chômage, de pension) et le revenu minimum. Son montant exact dépend toutefois de la combinaison particulière avec ces dispositions, avec la provision de services publics (l’éducation, la santé) et avec le système fiscal. Ensuite, elle est financée par les pouvoirs publics, par exemple par un impôt progressif sur le revenu, une TVA augmentée ou une taxe sur le capital. Enfin, la grande différence avec les systèmes actuels de protection sociale est que l’allocation est universelle : chaque individu y a droit, indépendamment de ses ressources, de sa situation familiale, ou de son activité sur le marché du travail. Riche, pauvre, marié, seul, travailleur, chômeur ou inactif : l’allocation est versée à tous.


   Le revenu de base serait, premièrement, l’instrument hors pair pour lutter contre la pauvreté. Un système universel est considéré comme étant supérieur à une politique ciblée car non seulementtoutes les personnes pauvres seraient automatiquement atteintes (ce qui n’est pas nécessairement le cas avec une politique ciblée), mais en outre, il engendre un coût administratif moindre, puisqu’il ne faudrait plus contrôler qui a droit à l’aide publique ou pas. Les sceptiques de l’allocation universelle dénoncent l’énorme surcoût d’une telle politique indifférenciée, tandis que les défenseurs de celle-ci affirment que, de toute façon, « ce seraient quand même les riches qui la paieront ». Deuxièmement, l’allocation universelle serait une solution au « piège du chômage » actuel (dans lequel les chômeurs trouvant un emploi sont pénalisés en perdant leurs allocations de chômage). Le fait que l’allocation universelle puisse être cumulée avec tout autre revenu (in casu, le salaire) aurait pour conséquence que, dès l’embauche, la situation financière s’améliorerait nécessairement. De plus, l’allocation de base faciliterait le travail à temps partiel (un plus pour la vie familiale) et renforcerait le pouvoir de négociation des travailleurs, leur permettant de refuser des emplois dégradants.


      Pour les défenseurs de cette idée, le revenu de base est non seulement un instrumentefficace aux problèmes de la pauvreté et du chômage, mais il fait partie intégrante des composantes de la citoyenneté ; il s’inscrit dans d’un concept de justice particulier. Dans cette optique, il ne s’agit pas d’une redistribution mais d’une distribution : à chacun ce qui lui revient. Enfin, la critique la plus grande faite à l’égard de l’allocation universelle est la suivante : « Est-il juste que ceux capables de travailler puissent vivre du travail des autres ? ». La réponse à cette question reste ouverte mais elle ne change rien au caractère novateur et radical de la proposition de l’allocation universelle.

 

Une fiche proposée par Anthony du Kot Citoyen

 

Pour plus d'infos: http://kotcitoyen.over-blog.com/


Écrit le par